02 décembre 2009
LUNE...
Cette lune accusée de tous les maux ... en ce mois de décembre 2009, nous aurons le plaisir (ou le déplaisir pour certains...sourire) d'avoir deux lunes pleines : celle de ce jour, mercredi 2, et celle du 31 - nuit de la Saint-Sylvestre -... Ce phénomène ne se reproduira pas en 2O10 !
30 novembre 2009
MADEMOISELLE...
...Coccinelle... 
au fond du pot, a voulu se faire prendre en photo !
Mais, peur du flash... du coup s'envole, et la belle se balade partout !
27 novembre 2009
J'ECOUTE...
La résonance de tes mots au creux de mon oreille... J'ai entendu la source, étendue, par terre... Je me suis laissée aller !
Enfin !
J'ai, pendant ces dix derniers jours, débarrassé le chemin des épines ; j'ai brûlé ce superflu... place nette aujourd'hui ; la terre attend l'écho de tes pas !
Je t'attends aussi !
le banc est au temps... le ciel se dégage... ma main est là...
Tes mots d'amour sont "moi".
23 novembre 2009
INVITATION A UNE PROMENADE AUTOMNALE...
- Ce soleil de novembre me donne envie de sortir : l'air est doux, les couleurs de la nature m'attirent...
- Les sauges devant le château sont encore fleuries...


- "Pour quelle raison un homme devrait-il mourir quand la sauge pousse dans son jardin ?" (citation).
- Le ciel a le même bleu qu'en Provence aujourd'hui... Le château qui s'y découpe est magnifique !

- ...et ce petit chemin de pierre, je ne l'avais encore pas emprunté (voie antique, époque lointaine du travail de titan !).

- n'est-il pas romantique ce pont ? L'herbe et les mousses se l'ont appropriées...

- C'est intéressant la mousse... cela me rappelle mon enfance, lorsque l'on préparait les nids de pâques ! Certaines me font même penser à des petits arbustes miniatures...

- Rencontre avec le ruisseau "chanteur".... L'eau qui dévale la pente...qui roule...sur les pierres...

- je continue de marcher au bord de l'eau...et là, quelle surprise ce "drôle d'animal...dressé sur ses pattes" ! Est-ce un cheval, un lion...J'ai peur de sa réaction, si je m'approche de trop près !!!

- Surprenante nature...découvertes à chaque regard posé, comme celle-ci : fragile dentelle de gouttelettes sur cette toile minuscule, cachée dans l'herbe...

- Le fil de l'eau descend les marches... plaisir des yeux, des oreilles...calme, détente, bien-être...(dommage que je ne puisse m'allonger dans les mousses et les herbes...).


- Fleurs en contraste... goutte d'eau sur feuille... sous les châtaigners... je m'amuse avec les feuilles de ce magnifique arbre (le platane) qui lève les bras au ciel !!!







- Et je laisse à vos yeux d'autres images...avant de rentrer au chaud (j'ai les pieds trempés..).




f i n
20 novembre 2009
LE MOT
Et maintenant je veux penser à cette femme, non par je ne sais quel remords, je ne suis pas de ceux qui regrettent ou pardonnent, ce qui est fait est fait, bon. Non, penser à elle pour bien comprendre, me comprendre, si différent du personnage que chacun voit errer en flottant. Je la ramène une fois, deux fois, car elle fuit, m'échappe, aujourd'hui que je la rappelle, au contraire du temps où je la chassais comme une guêpe qui toujours revenait sur moi en vibrant. Je la tiens et l'installe à côté de moi dans les bardanes poussiéreuses et les hauts anis, elle est encore mince et très jeune, sa pauvreté maladive l'avait seulement un peu fanée, et lui donnait cette odeur. Maintenant je sens cette odeur, venue de la maison misérable, des murs, du linge. Des dentelles toutes rompues. Je la tiens donc serrée contre moi, et je lui dicte la lettre. La lettre qui contient le mot qui la perdra, le mot qu'elle ne peut comprendre. Je la possède par ce mot qu'elle ne comprend pas. Notre vie n'est-elle pas faite de mots suspendus sur nous comme des glaçons ? Quand le mot fut écrit, je savais qu'elle était vaincue. Comme le marchand de savonnettes, le marchand de bibles, tous ces minables que j'ai raccompagnés à la porte en silence sans même vouloir entendre leur boniment. Tartine des paroles pieuses, des humilités chevrotées, je vous jette à la face du ciel. D'ailleurs, je ne regrette rien. Je l'ai déjà dit. Je caresse la sale bête pelotonnée en sa fondante toison, en sa douceur à laquelle chacun se réfère sans trop regarder. Je tiens contre moi cette femme à qui j'ai donné rendez vous, et à qui je dicte cette horrible lettre. Où donc, s'il vous plaît ? Contre le mur du cimetière.
Où irais-je me repaître de mes propres malheurs en terminant ce récit tangentiel, sinon en ces prairies, en ces pelouses du langage, toujours belles et ratissées au centre de moi-même. Rien alors ne me sature, le malheur mince squelette, et dictame si l'on peut dire, le malheur me comble. j'appréhende ma vérité, je tarde et temporise avec des monstres doux. Je jouis des noires luxations de toute la portée. Tu n'y échapperas pas, écoute. Que les sages sangsues qui se lèchent à ma porte entrent. L'amour de ces bêtes gorgées, l'humour de sang, en rêve ou pas, peut aller au seul vertige qui est du temps.
PIERRE CHABERT (les sales Bêtes 1968).
REGARD...
La ligne de l'horizon est couverte de maisons... Au dessus se dessine la montagne. Dans un premier temps la neige sur les cimes attire le regard, mais ensuite, on dirige son attention sur cet ourlet sombre... des montagnes, si fraîches en été !
Cette perspective d'hiver surprend... La mer calme, turquoise, par endroit, l'écume... La mer qui parfois se déchaîne comme pour dire...
Cette colère, les hommes ont du mal à la comprendre ou plutôt l'accepter... Et pourtant cela semble si naturel !

14 novembre 2009
Samedi s'achève...

DU COIN DE L'OEIL....
... la part de gâteau qui restait dans l'assiette lui faisait envie ! Elle tournait autour de la table, le nez presque dans la nappe, à traîner ses petites mains tout le long... sans parvenir à se décider de prendre...de chaparder...Sans doute salivait-elle ce dessert au chocolat qui restait à la merci du plus culotté !
Mais le petit coup d'oeil qu'elle lança à la ronde, ne me trompa point : elle allait oser le faire !
Debout sur la pointe de ses petits pieds...la bouche ouverte par l'effort et l'envie, elle avançait sa petite main, tirait sur son bras... s'arrêta et soupira !
Elle savait que tout était perdu : elle était trop petite ! Ou l'assiette trop loin...ou....
Je ne la voyais plus. Je me demandais à ce moment là, ce que moi j'aurais fait à sa place ?
Dégourdie la gamine ! Elle avançait doucement dans la salle en poussant devant elle la chaise...
Avant de la rejoindre, en ayant soin de fermer l'appareil photo du portable, je souris !
Et ZOU, allons finir les restes de ce beau gâteau !
PRESENT
Et si parfois tu sens sur toi
Comme aujourd'hui comme autrefois
Une main aux cent mille doigts,
Redis-toi toujours que c'est moi.
Pierre SEGHERS, Le Coeur-Volant.
(dédicace à l'intention de B....)

07 novembre 2009
O'HENRY, Le Coeur de l'Ouest.
L'amour, le travail, la famille, la religion, l'art, le patriotisme sont des mots vides de sens pour qui meurt de faim.